Histoire vraie - Eaux Turbulentes

LE MEURTRE DE JEFFREY MASON

Plongez dans cette histoire vraie, qui s’est déroulée dans le nord de l’Ontario, près de Sudbury.

À travers le témoignage de la chef de police Sheilah Weber, d’images d’archives, d’articles de journaux et des indices recueillis, vous pourrez suivre pas à pas le déroulement de l’enquête. Ce véritable drame a marqué toute une région.

UNE MYSTÉRIEUSE DISPARITION

10 novembre 2006 – À Dowling, en banlieue de Sudbury, une entrée par effraction a lieu à la maison de Jeffrey Malcom Mason. Des armes à feu, des effets personnels et de l’argent y sont volés.

16 novembre 2006 – La maison de Jeffrey Mason est détruite par un incendie et l’homme est porté disparu. Quelques heures plus tard, à Minnow Lake, soit à une trentaine de kilomètres de la demeure de Mason, la police découvre la voiture de celui-ci, incendiée dans un sentier. Le mystère s’épaissit encore plus autour de sa disparition. Que lui est-il arrivé?

DES MOIS DANS L’ATTENTE

Pendant des mois, l’enquête suit son cours, mais toujours aucune trace de Jeffrey. L’équipe d’enquête tente tout de même de déterminer les derniers déplacements de Jeffrey et interroge des proches de celui-ci et des témoins.

À la suite des prélèvements effectués sur les lieux des incendies, des analyses des indices épargnés par les flammes sont réalisées.

De plus, grâce à certains témoignages recueillis, des recherches méticuleuses ont lieu à des endroits stratégiques. C’est à ce moment qu’une découverte déterminante dans l’enquête est faite au barrage Stobie.

JEFFREY RETROUVÉ

7 juin 2007 – Deux pêcheurs font la macabre découverte d’un corps à ce même barrage. Serait-ce celui de Jeffrey Mason, disparu sept mois plus tôt? L’autopsie pratiquée sur le corps révèle des traces de violence et confirme qu’il s’agit bel et bien de Jeffrey Mason. La police a maintenant une preuve accablante qu’elle a affaire à un homicide.

15 juin 2007 – Le corps de Jeffrey Malcom Mason est enfin porté en terre par sa famille, mais l’assassin court toujours… Pourquoi cet homme sans histoire a-t-il été tué aussi sordidement?

APPEL À LA POPULATION

La police fait appel à la population pour entrer en contact avec un témoin dans une voiture rouge qui aurait parlé à une personne potentiellement suspecte dans un dépanneur Mac’s, situé à l’intersection de l’autoroute 144 et de la rue Errington, à Chelmsford.

Cette personne aurait conduit la voiture de Mason le 16 novembre, après l’heure estimée de sa mort.

UNE CONNEXION POSSIBLE

26 novembre 2006 – Deux semaines après la disparition de Jeffrey Mason, un certain Nicholas Aaron Martin est arrêté pour tentative de meurtre. Deux jours auparavant, Martin aurait tranché le cou d’un homme lors d’une fête dans une résidence privée à Garson, au nord de Sudbury. La victime a été transportée au centre de santé St. Joseph pour une opération d’urgence.

Ces deux crimes, sans aucun lien apparent, pourraient-ils avoir été commis par la même personne? Plusieurs témoignages pointent dans cette direction, mais la police n’a aucune preuve tangible à ce stade-ci de l’enquête.

QUELQUES MOIS PLUS TARD

Une perquisition a lieu au domicile de Martin. Des vêtements et effets personnels y sont saisis, dont une paire de souliers. Après analyse, des gouttes de sang sont trouvées sur l’une des chaussures. Le sang est celui de Jeffrey Mason. À partir de maintenant, une preuve lie officiellement Nicholas Martin à la victime. Il s’agit d’une autre avancée considérable dans l’enquête.

CONCLUSION DE L’ENQUÊTE

26 juillet 2010 – Ce sont tous les efforts déployés par l’équipe d’enquête ainsi que l’aide du public, avec tous les témoignages reçus, qui ont finalement permis l’arrestation de Nicholas Aaron Martin, âgé de 18 ans, pour le meurtre de Jeffrey Malcom Mason.

23 novembre 2010 – À la suite de son procès, Nicholas Martin est reconnu coupable de meurtre au premier degré et purge une peine de 10 ans de prison. Martin, qui a vécu dans une famille d’accueil toute son enfance, aurait commis le meurtre alors qu’il était fortement intoxiqué. Le mobile du crime serait un simple vol. Lors de son procès, il a reconnu souffrir de problèmes de dépendance et a déclaré qu’il comptait bien profiter des programmes en prison pour l’aider à s’en sortir.

LE MOT DE LA FIN